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Informations sur l’œuvre

Catégorie

Estampe

Technique

Pointe sèche

Date

1895

Dimensions

19.7 cm x 39.7 cm

Signature

Signée en bas à gauche

Justificatif(s) d’authenticité

Elle figure dans la base de données de l'Association des Amis de Paul-César Helleu sous la référence APCH : PS1-1252. Cette pointe sèche fera partie du catalogue raisonné digital de l'artiste en cours de finalisation.

État de conservation

Très bon

Encadrement

Non

Localisation

Paris, France

Description

Pour information, les dimensions prisent en compte sont celles de la planche et non pas de la feuille dans son intégralité.

Au dos, le cachet de la collection "PH", Paulette Helleu, fille de l’artiste.

Provenance

Collection particulière française

Bibliographie

• HOOD, GP Jacomb, Drypoints by Helleu, Studio, n° 15, juin 1894, p.67
• Helleu, peintre et graveur, Robert de Montesquiou, Editions Floury, Paris, 1913, planche XLIX
• FLAMENT (A), « Un maître de la pointe-sèche : Paul Helleu », L'Illustration, Paris, 2 avril 1927, n°4387, p. 334
• Inventaire du fond français après 1800, Jean Adhemar, Jacques Lethève et Françoise Gardey, tome 10, Paris, Bibliothèque nationale, 1958, n°50 p.194
• BERGERET-GOURBIN et IMHOFF, Paul Helleu 1859 - 1927, cat. expo., Honfleur - Musée Eugène Boudin (03/07 - 04/10/1993), Alençon, 1993, p.90
• Frédérique de Watrigant (sous la direction de), Paul-César Helleu, Paris, éditions Somogy, 2014, p.144


Paul-César Helleu

Peintre
Dessinateur
FranceNé(e) en : 1859Artiste célèbreArtiste célèbre

Le nom de Paul-César Helleu évoque une époque, et tout particulièrement une société mondaine de la fin du XIXe siècle jusqu’aux dernières années précédant la Première Guerre Mondiale en Europe, que Marcel Proust a si admirablement décrite dans ses ouvrages.

La délicatesse, le goût et son talent pour très personnel de dessinateur ont largement contribué à l’extraordinaire succès de cet artiste. Sa célébrité repose sur la représentation virtuose de jolies femmes du grand milieu parisien, mais aussi de la société internationale dominée par l’élégance anglo-saxonne.

Aujourd’hui, l’histoire de la peinture le résume à des représentations qui limitent trop son talent à la mode d’un temps, sans tenir compte de toute une partie de sa production artistique vouée à la peinture de la nature, des paysages de mer en particulier, où le raffinement s’accorde aux accents sensibles d’un véritable artiste.

Helleu est né à Vannes en 1859. Au décès de son père, inspecteur des Douanes, il est envoyé à Paris au Lycée Chaptal. En 1876, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme, mais ce sont surtout les peintres de plein air qui l'attirent. Il se lie d’amitié avec Whistler et Sargent, puis avec Monet qu’il rencontre chez Durand-Ruel lors de la seconde Exposition Impressionniste.

Pour survivre, Helleu travaille pour le céramiste Deck pour qui il exécute des décors de plats. C’est à cette occasion qu’il fait la connaissance de Giovanni Boldini avec lequel il partagera une très longue amitié.

Avec Jacques-Émile Blanche, il partage un goût passionné pour l’Angleterre depuis un voyage à Londres en 1885. Cette même année, il fait un essai de gravure avec une pointe de diamant offerte par James Tissot.

En 1884, Madame Guérin lui commande un portrait de sa fille Alice, alors âgée de 14 ans. Il en tombe éperdument amoureux et l’épouse deux ans plus tard. Le pastel, réalisé à cette occasion, ainsi que La Gare Saint-Lazare seront présentés au Salon de 1885.

En 1886, alors qu’il a déjà été remarqué dans plusieurs expositions, il refuse avec son ami Monet de participer à la VIIIe Exposition Impressionniste malgré les sollicitations de Degas. C’est sans doute la raison pour laquelle, il n’a jamais fait partie du mouvement des Impressionnistes, ni été reconnu comme tel. L’année suivante, Robert de Montesquiou lui achète un lot de six gravures. De cette rencontre naîtra une amitié profonde avec le collectionneur qui le mettra en relation avec sa cousine, la comtesse Greffuhle. Dès cet instant, l’artiste pénètre dans la société parisienne et devient le portraitiste à la mode.

En 1893, Helleu entame une série de vitraux de cathédrales et, dès l’année suivante, il change de thème et s’attarde sur le parc de Versailles.

En 1897, il exposera au Salon du Champ de Mars ses peintures de Versailles et ses marines.

L'artiste est un novateur qui s’attire l’admiration et la curiosité de ses contemporains. En 1889, à l’inverse du goût prononcé de l’époque pour les intérieurs sombres, il fait peindre en blanc les murs de son appartement du 68 Bld Pereire, puis ceux du 45 rue Émile Ménier.

Helleu est bientôt sollicité partout : il expose à Londres en 1895 où le catalogue de l’exposition, préfacé par Edmond de Goncourt, consacre sa notoriété. Il rencontre alors Marcel Proust qui lui est présenté par Montesquiou et débute avec lui une relation profonde qui inspirera à l’auteur le personnage du peintre Elstir dans A la Recherche du Temps Perdu. Helleu gravera le portrait de Marcel Proust sur son lit de mort.

Comme Elstir, Helleu est passionné par la mer. Au plaisir du yachtman, qui passe le plus clair de son temps sur de superbes bateaux - il en possèdera quatre - le peintre découvre de nouvelles sources d’inspiration aussi bien dans les toilettes des femmes que dans ses visions de l’eau et du ciel, tantôt voilées, tantôt bleuâtres.

Le style Helleu, qui caractérise l’élégance ou le raffinement et la grâce féminine, obtient un immense succès tant à Paris qu’à Londres ou à New York où il se rend partir de 1902. Il remporte un vif succès aux Etats-Unis avec ses portraits de femmes élégantes et, en 1912, il obtient la commande du plafond du Hall de la Gare Grand Central de New York, avec le thème des signes du zodiaque : il compose une voûte étoilée, traversée d’un zodiaque aux signes d’or et voie lactée argentée.

Helleu meurt en 1927, des suites d’une opération alors qu’il projetait avec Forain une grande exposition de ses peintures.


"Le gracieux Helleu peint d'une couleur inconnue entre le délice et le bleu." Stéphane Mallarmé



Paul-César Helleu

FranceNé(e) en : 1859Artiste célèbreArtiste célèbre
Peintre
Dessinateur

Le nom de Paul-César Helleu évoque une époque, et tout particulièrement une société mondaine de la fin du XIXe siècle jusqu’aux dernières années précédant la Première Guerre Mondiale en Europe, que Marcel Proust a si admirablement décrite dans ses ouvrages.

La délicatesse, le goût et son talent pour très personnel de dessinateur ont largement contribué à l’extraordinaire succès de cet artiste. Sa célébrité repose sur la représentation virtuose de jolies femmes du grand milieu parisien, mais aussi de la société internationale dominée par l’élégance anglo-saxonne.

Aujourd’hui, l’histoire de la peinture le résume à des représentations qui limitent trop son talent à la mode d’un temps, sans tenir compte de toute une partie de sa production artistique vouée à la peinture de la nature, des paysages de mer en particulier, où le raffinement s’accorde aux accents sensibles d’un véritable artiste.

Helleu est né à Vannes en 1859. Au décès de son père, inspecteur des Douanes, il est envoyé à Paris au Lycée Chaptal. En 1876, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme, mais ce sont surtout les peintres de plein air qui l'attirent. Il se lie d’amitié avec Whistler et Sargent, puis avec Monet qu’il rencontre chez Durand-Ruel lors de la seconde Exposition Impressionniste.

Pour survivre, Helleu travaille pour le céramiste Deck pour qui il exécute des décors de plats. C’est à cette occasion qu’il fait la connaissance de Giovanni Boldini avec lequel il partagera une très longue amitié.

Avec Jacques-Émile Blanche, il partage un goût passionné pour l’Angleterre depuis un voyage à Londres en 1885. Cette même année, il fait un essai de gravure avec une pointe de diamant offerte par James Tissot.

En 1884, Madame Guérin lui commande un portrait de sa fille Alice, alors âgée de 14 ans. Il en tombe éperdument amoureux et l’épouse deux ans plus tard. Le pastel, réalisé à cette occasion, ainsi que La Gare Saint-Lazare seront présentés au Salon de 1885.

En 1886, alors qu’il a déjà été remarqué dans plusieurs expositions, il refuse avec son ami Monet de participer à la VIIIe Exposition Impressionniste malgré les sollicitations de Degas. C’est sans doute la raison pour laquelle, il n’a jamais fait partie du mouvement des Impressionnistes, ni été reconnu comme tel. L’année suivante, Robert de Montesquiou lui achète un lot de six gravures. De cette rencontre naîtra une amitié profonde avec le collectionneur qui le mettra en relation avec sa cousine, la comtesse Greffuhle. Dès cet instant, l’artiste pénètre dans la société parisienne et devient le portraitiste à la mode.

En 1893, Helleu entame une série de vitraux de cathédrales et, dès l’année suivante, il change de thème et s’attarde sur le parc de Versailles.

En 1897, il exposera au Salon du Champ de Mars ses peintures de Versailles et ses marines.

L'artiste est un novateur qui s’attire l’admiration et la curiosité de ses contemporains. En 1889, à l’inverse du goût prononcé de l’époque pour les intérieurs sombres, il fait peindre en blanc les murs de son appartement du 68 Bld Pereire, puis ceux du 45 rue Émile Ménier.

Helleu est bientôt sollicité partout : il expose à Londres en 1895 où le catalogue de l’exposition, préfacé par Edmond de Goncourt, consacre sa notoriété. Il rencontre alors Marcel Proust qui lui est présenté par Montesquiou et débute avec lui une relation profonde qui inspirera à l’auteur le personnage du peintre Elstir dans A la Recherche du Temps Perdu. Helleu gravera le portrait de Marcel Proust sur son lit de mort.

Comme Elstir, Helleu est passionné par la mer. Au plaisir du yachtman, qui passe le plus clair de son temps sur de superbes bateaux - il en possèdera quatre - le peintre découvre de nouvelles sources d’inspiration aussi bien dans les toilettes des femmes que dans ses visions de l’eau et du ciel, tantôt voilées, tantôt bleuâtres.

Le style Helleu, qui caractérise l’élégance ou le raffinement et la grâce féminine, obtient un immense succès tant à Paris qu’à Londres ou à New York où il se rend partir de 1902. Il remporte un vif succès aux Etats-Unis avec ses portraits de femmes élégantes et, en 1912, il obtient la commande du plafond du Hall de la Gare Grand Central de New York, avec le thème des signes du zodiaque : il compose une voûte étoilée, traversée d’un zodiaque aux signes d’or et voie lactée argentée.

Helleu meurt en 1927, des suites d’une opération alors qu’il projetait avec Forain une grande exposition de ses peintures.


"Le gracieux Helleu peint d'une couleur inconnue entre le délice et le bleu." Stéphane Mallarmé