
Informations sur l’œuvre
Catégorie
EstampeTechnique
Eau-forte et pointe sèche sur vélin d'Arches filigranéDate
1975Dimensions
56 cm x 76 cmSignature
Signée en bas à droiteJustificatif(s) d’authenticité
Œuvre répertoriée dans les catalogues de référence de l’œuvre gravé de Salvador Dalí par Ralf Michler et Lutz W. Löpsinger sous le n°811, ainsi que par Albert Field sous le n° 75-8D. Exemplaire signé à la main au crayon en bas à droite et numéroté au crayon en bas à gauche, appartenant au tirage régulier limité à 450 exemplaires sur vélin d’Arches filigrané.État de conservation
Très bonEncadrement
NonLocalisation
Paris, FranceDescription
Salvador Dalí (1904-1989) "La Machine à coudre" (1975) de la série "Hommage à Léonard de Vinci". Eau-forte et pointe sèche avec couleurs au pochoir sur vélin d’Arches filigrané, signée à la main au crayon en bas à droite et numérotée au crayon en bas à gauche. L’épreuve appartient au tirage régulier limité à 450 exemplaires numérotés, lui-même compris dans un tirage global de 530 épreuves réparties entre différentes justifications. L’œuvre a été éditée à Paris par les Éditions de Francony et Graphiques Internationales et imprimée par l’Atelier Rigal. Elle est référencée dans les catalogues raisonnés de Ralf Michler et Lutz W. Löpsinger sous le n°811, ainsi que dans celui d’Albert Field sous le n° 75-8D. La feuille mesure 56 × 76 cm et se présente en très bon état général.
Issue de la série "Hommage à Léonard de Vinci", composée de douze estampes consacrées à des inventions et à l’imaginaire scientifique, "La Machine à coudre" met en relation la fascination de Léonard pour la mécanique et celle de Dalí pour les objets transformés par le rêve.
Au centre de la composition apparaît une machine à coudre monumentale, dont la structure circulaire et les éléments mécaniques deviennent le théâtre d’une scène étrange et théâtrale. Une figure féminine vêtue de rouge, placée au-dessus de la machine, semble en commander le fonctionnement, tandis qu’une seconde silhouette se déploie sur la gauche, portée par des formes qui évoquent à la fois des étoffes, des voiles et des vagues. À l’arrière-plan, l’horizon marin et les larges aplats bleus installent un espace calme, immédiatement perturbé par les formes flottantes et organiques qui envahissent le ciel.
Dalí associe ici la précision linéaire de la gravure à une palette claire dominée par les bleus, les blancs, les ocres et les rouges. La souplesse des lignes, les disproportions volontaires et la transformation de la machine en organisme presque vivant confèrent à l’œuvre sa dimension surréaliste. L’objet industriel cesse d’être purement fonctionnel : il devient une construction mentale, sensuelle et énigmatique, dans laquelle se mêlent invention mécanique, figure humaine et paysage méditerranéen.
Par son sujet immédiatement identifiable, son équilibre chromatique et son appartenance à l’une des grandes suites graphiques réalisées par Dalí dans les années 1970, "La Machine à coudre" constitue un exemple particulièrement évocateur de la manière dont l’artiste réinterprète l’héritage de Léonard de Vinci à travers son propre univers.
Provenance
Collection particulière, France
Bibliographie
- Ralf Michler et Lutz W. Löpsinger, Salvador Dalí: Catalogue Raisonné of Etchings and Mixed-Media Prints, 1924–1980, Prestel-Verlag, Munich / New York, 1994, œuvre référencée sous le n°811.
- Albert Field, The Official Catalog of the Graphic Works of Salvador Dalí, Salvador Dalí Archives, Astoria, New York, 1996, œuvre référencée sous le n° 75-8D.






















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