Informations sur l’œuvre

Catégorie

Estampe

Technique

Sérigraphie

Date

2020

Dimensions

76 cm x 63 cm

Signature

Signée en bas à droite

Justificatif(s) d’authenticité

Vendue avec une certificat d'authenticité délivré par la galerie Serpentine.

État de conservation

Très bon

Encadrement

Non

Localisation

Taipei, Taiwan

Description

Faith Ringgold, Jazz Stories: Mama Can Sing Papa Can Blow #7: Love Me, 2004/2020

L’œuvre "Jazz Stories: Mama Can Sing Papa Can Blow #7: Love Me" de Faith Ringgold s’inscrit dans la série emblématique "Jazz Stories", un ensemble de quilts narratifs et d’estampes à travers lesquels l’artiste explore l’héritage culturel du jazz et de la Harlem Renaissance.

Dans cette composition vibrante, Ringgold représente une chanteuse entourée de musiciens — batteur, pianiste, saxophoniste et contrebassiste — capturant l’énergie collective d’un ensemble de jazz. La scène se déploie dans une palette intense dominée par un bleu électrique, traversé de motifs rouges ondulants qui évoquent visuellement les vibrations de la musique et le rythme improvisé du jazz.

La chanteuse, placée au centre de la composition, incarne la présence charismatique de la scène musicale afro-américaine. Son attitude expressive et la stylisation volontaire des figures rappellent le langage visuel caractéristique de Ringgold : formes simplifiées, contours affirmés et couleurs franches, inspirés à la fois de l’art populaire, de la peinture narrative et des traditions textiles afro-américaines.

Faith Ringgold et l’héritage du jazz
Depuis le début des années 2000, Faith Ringgold développe la série Jazz Stories, dans laquelle elle rend hommage à l’histoire du jazz et à son rôle central dans la culture afro-américaine.

Ayant grandi à Harlem, au cœur d’un environnement artistique et intellectuel profondément marqué par la Harlem Renaissance, Ringgold a été entourée dès l’enfance par l’univers des musiciens, des clubs de jazz et de la création culturelle afro-américaine. Cette proximité avec le monde du jazz nourrit durablement son imaginaire artistique.

Dans cette série, l’artiste célèbre non seulement la musique, mais aussi les communautés et les histoires qui l’ont fait naître. Les musiciens représentés deviennent ainsi les protagonistes d’une mémoire collective où l’art, la résistance culturelle et la joie créative se rencontrent.

Une image issue des célèbres Story Quilts
L’image de cette estampe trouve son origine dans les story quilts que Faith Ringgold réalise depuis les années 1980 — des œuvres textiles mêlant peinture, tissu et narration.

La série "Jazz Stories", initiée en 2004, transpose cet esprit narratif dans des compositions visuelles célébrant les grandes traditions musicales afro-américaines.

Cette estampe a été publiée en 2020, à la suite de la grande exposition rétrospective consacrée à l’artiste aux Serpentine Galleries de Londres en 2019, première présentation institutionnelle majeure de son travail en Europe.

Une édition limitée recherchée
Réalisée en sérigraphie en 13 couleurs sur papier Coventry Rag 335 g, l’œuvre restitue la richesse chromatique et la précision graphique caractéristiques du travail de Ringgold.
Chaque exemplaire est signé et numéroté par l’artiste et appartient à une édition limitée de 100 exemplaires, accompagnée de 15 épreuves d’artiste (AP).

Caractéristiques de l’œuvre
Artiste : Faith Ringgold
Titre : Jazz Stories: Mama Can Sing Papa Can Blow #7: Love Me
Année : 2004 / édition 2020
Technique : Sérigraphie 13 couleurs
Papier : Coventry Rag 335 g
Dimensions : 76 × 63 cm
Édition : 100 exemplaires + 15 AP
Signature : Signée et numérotée par l’artiste
Certificat : Certificat d’authenticité inclus

Provenance

SERPENTINE

L'artiste

Peintre

Faith Ringgold

Artiste célèbreArtiste célèbre
Peintre
Né(e) en 1930
États-Unis

Biographie

Faith Ringgold est une artiste américaine majeure dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire de l’art contemporain, en particulier à la croisée de l’art afro-américain, de l’art féministe et de l’engagement politique. Née à Harlem en 1930, dans un quartier alors au cœur de la culture noire américaine, Ringgold développe une œuvre multidisciplinaire mêlant peinture, textile, installation, performance et écriture.

Reconnue internationalement pour ses célèbres story quilts — des quilts narratifs combinant peinture, tissu et texte — elle a consacré sa carrière à raconter l’histoire, les luttes et les rêves des communautés afro-américaines, tout en explorant les questions d’identité, de mémoire, de justice sociale et d’égalité raciale.


Formation et débuts artistiques

Faith Ringgold étudie à City College of New York, où elle obtient un diplôme en éducation artistique dans les années 1950. À cette époque, les écoles d’art américaines restent largement dominées par les hommes, et les femmes artistes, en particulier afro-américaines, rencontrent de nombreuses barrières institutionnelles.

Dans les années 1960, Ringgold commence à produire une série de peintures engagées connues sous le nom de American People Series, dans lesquelles elle examine les tensions raciales aux États-Unis au moment du mouvement des droits civiques. L’une des œuvres les plus marquantes de cette série, American People Series #20: Die (1967), est aujourd’hui considérée comme l’une des peintures politiques les plus puissantes de cette période.


Les Story Quilts : une révolution artistique

À partir des années 1970, Faith Ringgold développe ce qui deviendra sa contribution la plus célèbre à l’histoire de l’art : les story quilts.

Inspirées à la fois par les traditions du quilt afro-américain, par l’art populaire et par les récits autobiographiques, ces œuvres combinent peinture sur tissu, couture et texte narratif. Elles permettent à l’artiste de raconter des histoires personnelles et collectives tout en contournant les hiérarchies traditionnelles entre beaux-arts et artisanat.

Parmi les œuvres les plus célèbres figure Tar Beach (1988), qui raconte l’histoire d’une jeune fille rêvant de survoler Harlem. Cette œuvre deviendra plus tard un livre pour enfants primé, confirmant l’influence de Ringgold dans le domaine de la littérature jeunesse.


Engagement politique et militantisme artistique

Tout au long de sa carrière, Faith Ringgold s’est engagée activement pour la reconnaissance des artistes afro-américains et des femmes dans les institutions culturelles.

Dans les années 1970, elle participe à de nombreuses actions militantes contre l’exclusion des artistes noirs et des femmes dans les grands musées américains, notamment au Museum of Modern Art (MoMA) et au Whitney Museum of American Art.

Son travail est profondément lié aux grandes transformations sociales du XXᵉ siècle, notamment le mouvement des droits civiques, le féminisme et la lutte pour la représentation culturelle.


Reconnaissance internationale

Au fil des décennies, l’œuvre de Faith Ringgold a été exposée dans les plus grandes institutions internationales, notamment :

  • The Museum of Modern Art (MoMA), New York
  • The Whitney Museum of American Art
  • The Guggenheim Museum
  • The Studio Museum in Harlem

Ses œuvres figurent aujourd’hui dans de nombreuses collections publiques majeures et sont considérées comme essentielles pour comprendre l’évolution de l’art engagé et narratif aux États-Unis.


Une artiste pionnière

Faith Ringgold a su créer une œuvre profondément originale qui brouille les frontières entre art, récit et mémoire collective. En combinant peinture, textile et narration, elle a ouvert de nouvelles voies pour les artistes contemporains et contribué à redéfinir la place de l’art dans le débat social.

Aujourd’hui, elle est largement reconnue comme l’une des figures les plus influentes de l’art afro-américain et de l’art féministe du XXᵉ et du XXIᵉ siècle.