Informations sur l’œuvre

Catégorie

Peinture

Technique

Acrylique et détrempe sur toile

Date

1986

Dimensions

114 cm x 146 cm

Dimensions avec cadre120 cm x 152 cm

Signature

Signée en bas à droite

État de conservation

Très bon

Encadrement

Oui

Localisation

Toulouse, France

Description

Philippe Hortala — La plage, 1986

Réalisée en 1986, cette importante composition de Philippe Hortala illustre parfaitement l’univers singulier développé par l’artiste autour de la figuration narrative et des scènes du quotidien transformées en espaces mentaux, presque théâtraux. Avec ce tableau, Hortala détourne un sujet familier et populaire pour en faire une scène ambiguë, dense et profondément habitée.

À première vue, l’œuvre évoque un moment d’été au bord de l’eau : des baigneurs, une terrasse, des objets abandonnés, un parasol, des silhouettes allongées sous un ciel traversé par un avion. Mais très vite, la composition révèle autre chose. Les perspectives se brouillent, les corps semblent suspendus dans l’espace, les objets prennent une présence presque symbolique, et la plage devient un décor mental où se mêlent mémoire, mouvement et sensation.

La palette intense, construite autour de bleus profonds, de rouges vifs, de verts acides et de jaunes lumineux, témoigne pleinement de la période la plus forte de Philippe Hortala. Les contours appuyés, les contrastes marqués et la structuration rigoureuse de l’espace renforcent cette tension permanente entre narration et abstraction, entre réalité et vision intérieure.

Réalisée en acrylique et détrempe sur toile, cette œuvre de grand format possède une présence visuelle particulièrement forte. Son échelle immersive accentue l’impact de la composition et permet de saisir toute la richesse des détails et des rythmes internes qui traversent la scène. Signée en bas à droite et datée de 1986 au dos de la toile, elle provient d’une collection privée française.

Figure importante de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, Philippe Hortala développe une œuvre immédiatement reconnaissable, mêlant influences de la figuration narrative, construction graphique et sens aigu de la couleur. Ses compositions, souvent traversées par une forme d’étrangeté silencieuse, occupent aujourd’hui une place singulière dans le paysage de la peinture française contemporaine.

Cette œuvre est reproduite dans l’ouvrage de référence Philippe Hortala publié aux éditions Lienart, consacré au parcours et à l’œuvre de l’artiste. Cette publication, largement considérée comme l’une des monographies de référence sur Philippe Hortala, retrace les grandes périodes de sa production et rassemble un ensemble important d’œuvres majeures, témoignant de l’intérêt croissant porté aujourd’hui à son travail par les collectionneurs et les institutions.

Provenance

Collection privée

Bibliographie

Philippe Hortala, sous la direction de Loïc Bodin, Paris, Lienart Éditions, 2009, ill.

L'artiste

Peintre

Philippe Hortala

Né(e) en 1960
France

Biographie

Philippe Hortala est un artiste toulousain. Cet homme enjoué aimait sa ville natale. Diplômé des Beaux-arts de Toulouse en 1983, il s'installe à Barcelone pendant neuf mois, où il peint sa série des "Vues de Barcelone". En 1986, il ouvre un atelier commun à Blagnac avec Clément Thomas, Alain Fabre et Daniel Bonnal.

Après ses années dites "Punk", l'artiste change de méthode et se plonge dans "Les Jours heureux", une série de peintures qui découle de sa vision du monde.

En 1987, il obtient une bourse de la part de la Honenberg Foundation et séjourne à New York. Deux années après, il retourne vivre à Toulouse et y restera jusqu'à son décès en 1998. En parallèle, il se rend souvent à Naples en Italie jusqu'en 1991. Il peint de nombreuses vues de la ville et peint notamment la série du "Combat du poulpe et de la langouste".

Entre les années 1992 et 1997, l'artiste toulousain travaille sur la série des "Fraisiers et des Potagers" et crée également des sculptures sur le thème de l'alimentation en partant d'ustensiles de cuisines, il représente aussi des oiseaux à l'aide d'outils de jardinage.

Hortala meurt le 2 octobre 1998 dans son atelier de Toulouse, il est retrouvé mort par son beau père.

Philippe Hortala meurt en bricolant dans son atelier toulousain le 2 octobre 1998, c'est son père que le retrouve inanimé. Dans le petit abécédaire de l'artiste Ben intitulé La vérité de A à Z, on découvre, entre le mot "horizon" et "humour", "Hortala", que Ben définit comme le "Petit King-Kong de Toulouse".

Autres œuvres de Philippe Hortala

Voir toutes les œuvres de Philippe Hortala