Sérigraphie sur merisier

2026

60 cm x 36 cm

64 cm x 40 cm

Œuvre vendue accompagnée d'un certificat d'authenticité.

Très bon

Toulouse, France

Laurent Minguet
Alone in Tokyo, 2026

Sérigraphie sur merisier
60 × 36 cm (64 × 40 cm encadrée)
Édition limitée à 30 exemplaires signés et numérotés

Avec cette sérigraphie, Laurent Minguet s’attarde sur un paradoxe rarement capté avec justesse : celui d’une ville parmi les plus denses au monde qui peut pourtant offrir une forme de solitude presque apaisante.

La scène se situe à la lisière du flux, sous une ligne ferroviaire, au croisement de trajectoires multiples. Les câbles, les structures métalliques, les enseignes verticales composent un réseau visuel dense, presque saturé, où tout semble en tension. Et pourtant, rien ne déborde. Tout est tenu, organisé, maîtrisé.

Au premier plan, le passage piéton ouvre l’espace. Il agit comme une invitation silencieuse à entrer dans l’image, à traverser ce fragment de ville suspendu. À l’arrière, le train glisse presque discrètement, comme un battement régulier dans cette mécanique urbaine.

L’intervention lumineuse dans le ciel, ces lignes blanches qui s’étirent et se dissolvent, introduit une rupture poétique. Elle vient adoucir la rigidité de la structure, comme une pluie inversée ou une respiration graphique qui allège l’ensemble.

Le support en merisier joue ici un rôle essentiel. Le veinage du bois affleure sous la composition, apportant chaleur et humanité à une scène pourtant dominée par l’acier, le béton et les lignes.

Plus qu’une vue de Tokyo, Laurent Minguet propose une sensation : celle d’un équilibre inattendu entre complexité et calme, où l’individu trouve sa place, seul, mais jamais perdu.

Atelier de l'artiste

Laurent Minguet

1969
France

Laurent Minguet est un artiste et designer pluridisciplinaire français né en 1969 à Toulouse où il vit et travaille.

Adepte de l’acrylique sur toile dès son plus jeune âge, il apprend seul et peint uniquement au pinceau. Guidé par des silhouettes automobiles, il se perfectionne dans le style hyperréaliste. À partir de 1998, inspiré par ses premiers grands voyages, il se focalise sur les paysages marqués par l’hyperurbanisation. 

Laurent Minguet a arpenté plusieurs mégalopoles à la recherche du meilleur angle photographique de lieux iconiques ou quelconques. En atelier, il va ensuite méthodiquement les dessiner au crayon puis les peindre, et ainsi les rendre remarquables par l’équilibre de leurs contrastes. 

Depuis 2014, les supports qu’il utilise sont d’essences fines, noyer, merisier ou chêne, brut ou naturel, qu’il sélectionne soigneusement afin que leur vinage aléatoire renforce la dynamique d’un ensemble extrêmement détaillé. Le trait précise et essentiel, fige alors pour un instant l’agitation et la densité architecturale de sa composition graphique. 

Pour casser la linéarité du bois noble, l’artiste va travailler l’acrylique monochrome en opposition à la précision photoréaliste du tableau, révélant ainsi la force de ses différentes interprétations. La continuité du paysage urbain recréée au pinceau dans l’illusion d’une transparence naturelle marque enfin l’aboutissement de l’œuvre.

« La sobriété singulière de ma peinture superpose hyperréalisme et jeu d’illusion, suggérant plusieurs prismes de vision. » Laurent Minguet

Laurent Minguet

Laurent Minguet