Une question ? Appelez-nous au +33 9 77 215 600
Revenir aux artistes

Jacques Germain

Peintre
FranceNé(e) en : 1915

Jacques Germain est un artiste né à Paris le 13 janvier 1915. Ce peintre français est un membre éminent du groupe Abstraction Lyrique dans le Paris d'après-guerre avec Georges Mathieu, Vieira da Silva et Jean-Paul Riopelle.

Jacques Germain a suivi une formation à l’Académie Moderne dirigée par Fernand Léger et Amédée Ozenfant. En 1931, Blaise Cendrars et Fernand Léger se rapprochent de ses parents pour les conseiller d’inscrire leur fils au Bauhaus à Dessau en Allemagne. En octobre 1931, le jeune Jacques arrive au Bauhaus et y reste une année, il a notamment Vassily Kandinsky comme professeur. Il est intéressant de noter que Jacques Germain est le seul français à avoir étudié au Bauhaus à Dessau. En juillet 1932, il rentre à Paris en bicyclette.

En octobre 1932, il retourne vivre en Allemagne, plus précisément à Francfort où il suit les cours du peintre constructiviste Willi Baumeister. C’est à Francfort que Jacques Germain rencontre la critique littéraire et traductrice Marthe Robert, sa future épouse.

Avec l’arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne, le peintre revient à Paris où il se met à travailler dans le dessin publicitaire. En septembre 1936, il accomplit son service militaire. Quand la guerre éclate en 1939, l’artiste est fait prisonnier et passe au moins trois années en captivité.

Après la guerre, Jacques Germain se consacre pleinement à l’art et la peinture. En 1947, il expose pour la première fois de sa vie au Salon des Surindépendants. La peinture de Jacques Germain peut être considérée comme une expression artistique et gestuelle exacerbée, un style puissant et émouvant. L’acteur, écrivain et essayiste Antonin Artaud fut son grand ami.

En 1948, Germain fait déjà partie de l’avant-garde, il expose avec Jean Arp, Camille Bryen, Jean Fautrier, Georges Mathieu, Francis Picabia, Hans Hartung, Otto Wols et Antoni Tàpies lors de l’exposition intitulée "Blanc et Noir" à la Galerie des Deux Îles à Paris.

En 1949, il obtient sa première exposition personnelle à Paris. Au cours de cette même année, il expose avec Pierre Soulages à l’Atelier de Maywald. En 1951, il expose au même endroit en compagnie de Sonia Delaunay, Vassily Kandinsky, Pierre Soulages, Alberto Magnelli, Hans Hartung.

Fort de ces expériences et de sa renommée en tant que peintre non figuratif, Jacques Germain obtient de nombreuses expositions personnelles dans différentes galeries : Maeght, Michel Warren, André Schoeller, Jacques Massol, Arnoux, Barbier-Beltz, Pierre Loeb, Dina Vierny et Kriegel.

Il a aussi participé à des expositions au sein de musée en France et à travers le monde : "Le Mouvement dans l'art Contemporain" au Musée de Lausanne en 1955 ; "Carnegie Prize" à Pittsburgh en 1955 ; "Exposition Internationale de l'Art Abstrait" à Paris en 1957 ; "Ecole de Paris" à Mannheim en 1959 ; "International Modern Art " à Dublin en 1962 ; "Ecole de Paris" à Cologne en 1962. Plus récemment des rétrospectives ont eu lieu au Couvent des Cordeliers en 1997 et à Hanina Fine Arts à Londres en 2005.

Roger Van Gindertael disait de lui : « La peinture de Germain est de substance savoureuse et ses harmonies colorées sont d'une complexité symphonique et d'une vibrance tonale exceptionnelles. Jacques Germain représente, avec une clarté particulière, le concept impressionniste adapté à l'abstraction. Assurément, il est de la lignée de brillants aînés qui ont pour noms Ubac, Manessier, Bazaine ou Le Moal. »

Jacques Germain est décédé en 2001 et laisse derrière lui des chefs-d'œuvre d’art abstrait. En 2002, conformément à ses volontés, il lègue l'entier contenu de son atelier à la Ligue nationale française contre le cancer.

Son art est représenté dans plusieurs musées, dont le Centre Georges Pompidou à Paris, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris, ainsi qu'au Musée des beaux-arts de Lille, à Brême, à Bergen, à Lausanne et à Oslo.

« La composition n’est pas pour moi préétablie, elle est une création et une écriture simultanément et la solution d’un conflit qui dure tout le temps de l’exécution du tableau. » Jacques Germain

Jacques Germain

FranceNé(e) en : 1915
Peintre

Jacques Germain est un artiste né à Paris le 13 janvier 1915. Ce peintre français est un membre éminent du groupe Abstraction Lyrique dans le Paris d'après-guerre avec Georges Mathieu, Vieira da Silva et Jean-Paul Riopelle.

Jacques Germain a suivi une formation à l’Académie Moderne dirigée par Fernand Léger et Amédée Ozenfant. En 1931, Blaise Cendrars et Fernand Léger se rapprochent de ses parents pour les conseiller d’inscrire leur fils au Bauhaus à Dessau en Allemagne. En octobre 1931, le jeune Jacques arrive au Bauhaus et y reste une année, il a notamment Vassily Kandinsky comme professeur. Il est intéressant de noter que Jacques Germain est le seul français à avoir étudié au Bauhaus à Dessau. En juillet 1932, il rentre à Paris en bicyclette.

En octobre 1932, il retourne vivre en Allemagne, plus précisément à Francfort où il suit les cours du peintre constructiviste Willi Baumeister. C’est à Francfort que Jacques Germain rencontre la critique littéraire et traductrice Marthe Robert, sa future épouse.

Avec l’arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne, le peintre revient à Paris où il se met à travailler dans le dessin publicitaire. En septembre 1936, il accomplit son service militaire. Quand la guerre éclate en 1939, l’artiste est fait prisonnier et passe au moins trois années en captivité.

Après la guerre, Jacques Germain se consacre pleinement à l’art et la peinture. En 1947, il expose pour la première fois de sa vie au Salon des Surindépendants. La peinture de Jacques Germain peut être considérée comme une expression artistique et gestuelle exacerbée, un style puissant et émouvant. L’acteur, écrivain et essayiste Antonin Artaud fut son grand ami.

En 1948, Germain fait déjà partie de l’avant-garde, il expose avec Jean Arp, Camille Bryen, Jean Fautrier, Georges Mathieu, Francis Picabia, Hans Hartung, Otto Wols et Antoni Tàpies lors de l’exposition intitulée "Blanc et Noir" à la Galerie des Deux Îles à Paris.

En 1949, il obtient sa première exposition personnelle à Paris. Au cours de cette même année, il expose avec Pierre Soulages à l’Atelier de Maywald. En 1951, il expose au même endroit en compagnie de Sonia Delaunay, Vassily Kandinsky, Pierre Soulages, Alberto Magnelli, Hans Hartung.

Fort de ces expériences et de sa renommée en tant que peintre non figuratif, Jacques Germain obtient de nombreuses expositions personnelles dans différentes galeries : Maeght, Michel Warren, André Schoeller, Jacques Massol, Arnoux, Barbier-Beltz, Pierre Loeb, Dina Vierny et Kriegel.

Il a aussi participé à des expositions au sein de musée en France et à travers le monde : "Le Mouvement dans l'art Contemporain" au Musée de Lausanne en 1955 ; "Carnegie Prize" à Pittsburgh en 1955 ; "Exposition Internationale de l'Art Abstrait" à Paris en 1957 ; "Ecole de Paris" à Mannheim en 1959 ; "International Modern Art " à Dublin en 1962 ; "Ecole de Paris" à Cologne en 1962. Plus récemment des rétrospectives ont eu lieu au Couvent des Cordeliers en 1997 et à Hanina Fine Arts à Londres en 2005.

Roger Van Gindertael disait de lui : « La peinture de Germain est de substance savoureuse et ses harmonies colorées sont d'une complexité symphonique et d'une vibrance tonale exceptionnelles. Jacques Germain représente, avec une clarté particulière, le concept impressionniste adapté à l'abstraction. Assurément, il est de la lignée de brillants aînés qui ont pour noms Ubac, Manessier, Bazaine ou Le Moal. »

Jacques Germain est décédé en 2001 et laisse derrière lui des chefs-d'œuvre d’art abstrait. En 2002, conformément à ses volontés, il lègue l'entier contenu de son atelier à la Ligue nationale française contre le cancer.

Son art est représenté dans plusieurs musées, dont le Centre Georges Pompidou à Paris, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris, ainsi qu'au Musée des beaux-arts de Lille, à Brême, à Bergen, à Lausanne et à Oslo.

« La composition n’est pas pour moi préétablie, elle est une création et une écriture simultanément et la solution d’un conflit qui dure tout le temps de l’exécution du tableau. » Jacques Germain

œuvres