Une question ? Appelez-nous au +33 9 77 215 600

Secrets sur les couleurs de Claude Monet

Revenir au journal
Par Patrick de Watrigant3 min
07/05/20

On pense avoir tout lu et tout connaître sur Claude Monet, artiste d’exception et père de l’Impressionnisme, pourtant bien des secrets connus de quelques personnalités aujourd’hui disparues sont encore ignorés du grand public, et même des spécialistes du monde de l’art.

Meules, Claude Monet, 1891


Sommaire

  • La source de ces secrets sur les couleurs de Claude Monet
  • Les couleurs utilisées par Claude Monet selon Paulette Helleu


La source de ces secrets sur les couleurs de Claude Monet

Claude Monet, John Singer Sargent, Paul Helleu et Madame Helleu en 1892 au mariage Claude Monet à Giverny - Les Amis de Paul-César Helleu ©

Si beaucoup de personnes se sont crues fondées à écrire sur cet immense artiste et sur son œuvre, très peu ont eu l’honneur et la chance de côtoyer dans sa vie de tous les jours cette personnalité hors norme. Parmi ces rares personnes, Paulette Helleu (1904-2009) a laissé à sa mort des écrits restés confidentiels sur les couleurs et le matériel utilisé par Claude Monet pour peindre.

Paulette Helleu (devenue Howard Johnston par son mariage avec l’Amiral Clarence Howard Johnston) est la fille de l’artiste Paul-César Helleu, ami très proche de Claude Monet. Paul-César Helleu fut même le témoin de mariage de Claude Monet, lorsqu’il se maria avec Alice Hoschedé à Giverny le 16 juillet 1892. Gustave Caillebotte fut lui aussi témoin de Claude Monet lors de ce mariage.


Les couleurs utilisées par Claude Monet selon Paulette Helleu

Paulette Helleu en 1916 - Les Amis de Paul-César Helleu ©

Paulette Helleu qui a eu le privilège de rencontrer Claude Monet à Giverny et qui était elle-même artiste peintre, révèle dans des notes prises lors de ses rencontres, des informations sur les couleurs et les pinceaux utilisés par ce grand artiste.

Ainsi, Paulette Helleu a eu l’excellente idée de noter de précieuses informations dans des petits carnets lorsque Claude Monet avait le dos tourné. En 1922, elle écrivait ce qui suit sur le père de l’Impressionnisme :

« Monet a pris longtemps ses couleurs à Paris chez Édouard, rue Pigalle, qui fabriquait lui-même ses couleurs avec ses ouvriers qui les broyaient. Il prenait ses pinceaux chez Guichardon, rue du Dragon, modèle : usé-bombé. Par la suite, Monet employa des couleurs Blockx, fournisseur situé près d’Anvers : couleurs à l’ambre broyées avec de la résine (ce qui est un ancien procédé flamand). Monet aimait particulièrement de chez Blockx son vert composé (genre malachite) et le violet de cobalt clair qu’il employa beaucoup dans ses nymphéas ».

Ces informations conservées dans un de ses carnets personnels nous éclairent sur ce grand maître et nous livrent un témoignage inédit. Après cette note, on trouve dans son carnet, un petit dessin de la main de Paulette Helleu qui représente Claude Monet de dos à Giverny. 

Claude Monet, Paulette Helleu, 1922 Les Amis de Paul-César Helleu ©